Ben voilà tout est dit. Allez, jurez moi que vous ne l’avez jamais fredonné…
Dans les vestiaires avant de rentrer
Pour commencer à nous échauffer
Tous en choeur nous chantons
On est les rois du ballon
Quand on arrive sur le terrain
On les entend frapper dans leurs mains
Avec eux nous chantons
Saint-Etienne sera champion
Allez,
Qui c’est les plus forts
Evidemment c’est les Verts
On a un bon public
Et les meilleurs supporters
On va gagner
Ca c’est juré
Allez…
Hommage aux Verts 30 ans après. On en aura bouffé du Manufrance, des poteaux carrés, des images de Robert Jackson Five Herbin, de l’ange vert au coeur rouge, du défilé sur les champs sans le laser Zidane Président. Bref on a perdu, (ben oui quand même) mais on aurait ouvert la porte à une autre période du foot français avec cette défaite de l’ASSE. Et moi qui croyait que c’était grâce au fruité plus musclé de Platini qui n’avait “pas le tempérament à boire du raplapla” quelques années plus tard. Qu’on se le dise: la France qui gagne commence par une défaite. Allez les verts. Vas-y Johnny, affute tes crampons.
Il fut un temps ou le monsieur dont la faible tension artérielle laisse songeur chantait quelques chansons sympa. En voilà une une qui colle bien à Butygoal, digne de figurer dans notre playlist. Ou comment citer dans le désordre l’agilité de Bebeto, le surpoids de Boli, Platini (faut toujours citer Platini à un moment), le cacolac de Papin, Mark Landers, Canto…bref du lourd (et je dis pas ça pour Canto, il fait son poids certes, mais lui il a tous les droits)
C’est un passement de jambes, sur le beat je flambe,
Un passement de jambes, un passement de jambes,
C’est un passement de jambes, sur le beat je flambe,
Un passement de jambes, une mise à l’amende.
Puisque qu’en ce moment on est très Thierry Roland (ca doit être l’approche de la coupe du monde vu qu’il en a commenté 45), un petit bijou dans le genre ne pouvait pas ne pas être présent sur butygoal. Fin d’un match méxicaine mythique et commentaires très Roland-Larquéiens. La recette: cris orgasmiques, détails foireux, répétitions (ça c’est important) et chambrette des journalistes brésiliens. Et je dis rien comme dit l’autre. Mais je le re-dis.
1976. Déjà un France-Bulgarie, et déjà Thierry Roland aux commentaires… Comme d’hab. Un pénalty foireux qui sent bon l’arnaque et il pète un cable le Roland. Avant de croire en Dieu 30 secondes plus tard. Bref du grand n’importe quoi. A moins qu’il n’ait finalement que dit à la télé ce qu’on a tous crié chez nous (en l’occurrence j’avais 3 ans mais bon). Monsieur foote, si je te revois, je te bute.
Mi-temps d’un match au stade Gerland. Michael Youn débarque avec son groupe de chanteurs talentueux de Saint-Etienne, le frère ennemi, et vient sussurer dans l’oreille des Gones “le lyon est mort ce soir“. Succès assuré.
Pour donner de la force à ses joueurs, les kops de Liverpool et du celtic Glasgow en ont fait leur hymne. Une expérience unique quand elle chantée en coeur par tout un stade parcouru de frissons. Reprise par à peu près tout le monde, de Elvis (himself) à Ella Fitzgerald, la chanson orginale de Gerry and the Pacemakers (1963) fait merveille. Bon un soir de défaite, elle peut aussi réconforter quelques supporters lyonnais pour qui les mots “quart de finale” signifent désormais “concentrons nous sur le championnat maintenant, c’est bien aussi”…
When you walk through a storm,
Hold your head up high,
And don’t be afraid of the dark.
At the end of a storm,
There’s a golden sky,
And a sweet silver song of a lark.
Walk on through the wind,
Walk on through the rain,
Though your dreams be tossed and blown….
Walk On! Walk On! With hope in your heart,
And you’ll never walk alone….
You’ll never walk alone
Walk On! Walk On! With hope in your heart,
And you’ll never walk alone….
You’ll never walk alone.
L’Olympique lyonnais dispute son plus grand match de coupe d’Europe, son troisième 1/4 de final de Ligue des Champions consécutif. Face à lui le grand Milan, à San Siro s’il vous plait. Mission impossible ?
Pas si sur. Souvenez-vous il y a 10 ans, le Bordeaux de Zidane, Lizarazu et Dugarry réussissait l’exploit de sortir ces memes milanais après avoir perdu 2-0 à l’aller. 3-0 au retour, match de folie. Donc ambiance de folie jusqu’à dans les commentaires. On était tous bordelais ce soir là à commencer par les deux commentateurs radio, complètement shootés à la dopamine. Ecoutez bien jusqu’au bout ! EXTRAAOOORDINAIIRE !
Au vélodrome, comme si vous y étiez. Et en virage s’il vous plait, avec les vrais fous de l’ohaime. Avec les virages qui se répondent et tout et tout. On monte le son, on ferme les yeux, on s’y croirait. Tellement qu’on reconnait aux cris une action ratée pendant le match ! On a essayé de trouver des sons avec un but, mais en ce moment, c’est rare au vélodrome (et je suis le premier que ça fatigue). Aux aaaaaaaaaaaarmes !
1994. Pour son dernier album, la Mano nous sort un petit bijou d’hommage au dieu du football argentin, un véritable hymne alternatif pour la coupe du monde qui s’amorce. Foot, drogue et rock’n roll. A écouter aussi dans la playlist de Butygoal !
Tous les mecs se déchainent
Devant la Télé
St Etienne, Bourg La Reine
Tous des enculés!
Dans les gradins c’est l’enfer!
[…]
Le loto, le Calcio, Détrousseurs du Populo!
La coupe du Monde est terminée
Maradona n’était plus là
Pour protéger les Italiens!
[…]
Berlusconi, Bez et Tapie ont bien compris
Paolo Rossi! L’heure est aux choux gras…
…et aux bourreaux des Tibias
Santa Maradona, priez pour Moi!